Articles

Comment les hommes ont transformé le blé sauvage en blé domestique

Image
Une étude de séquençage sophistiquée a révélé que des changements génétiques ont eu lieu dans le blé lorsqu'il a été domestiqué par les anciennes sociétés agricoles du Croissant Fertile il y a environ 10000 ans.  Photo: Credit  Zvi Peleg Ces résultats fournissent aux scientifiques une meilleure compréhension des caractéristiques du blé moderne (la variété utilisée pour faire le pain et les pâtes) et pourraient contribuer aux efforts visant à améliorer le rendement et la qualité de cette source principale de nourriture. La domestication du blé sauvage a entrainé un changement de ses caractéristiques (traits), concernant principalement la dormance des graines, la morphologie des épis et le développement de la céréale. Ainsi, alors que les épis du blé sauvage se brisent à maturité, tous les épis de blé domestique restent intacts, ce qui permet de les récolter plus facilement. Raz Avni et ses collègues ont utilisé le séquençage génétique 3D des données et des logic...

La culture d'algues géantes pour nourrir les poissons, les hommes et réguler le climat

Image
Bren Smith , ancien chalutier industriel, exploite une ferme à Long Island Sound, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Les poissons ne sont pas l'objet de sa nouvelle entreprise, mais plutôt le varech et les mollusques de qualité. Les algues et les moules y poussent sur des cordes flottantes, d'où pendent des paniers remplis de pétoncles et d'huîtres. Le varech élimine tant de dioxyde de carbone qu'il aide à désacidifier l'eau, fournissant un environnement idéal pour la croissance des coquillages. Le CO₂ est ainsi retiré de l'eau de la même manière qu'une plante terrestre absorbe le CO₂ dans l'air. Le varech a lui-même une certaine valeur en tant que matière première dans l'agriculture et à diverses fins industrielles. Après avoir lancé sa ferme en 2011, Smith a perdu deux fois 90% de sa culture, lorsque la région avait été touchée par les ouragans Irene et Sandy. Mais il a persisté, et gère maintenant une entreprise rentable. L'illust...

Il y avait des lacs et des zones humides dans le Désert d'Atacama

Image
Le désert d'Atacama , au Chili, s'étend sur environ 1 000 kilomètres le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud. Il se situe entre deux rangées de montagne, empêchant l'eau d'atteindre ses vallées et ses salines, ce qui en fait l'endroit le plus sec au monde. Une récente étude a montré que de l'eau stagnante aurait existé au cœur même de l'Atacama. Les scientifiques ont récemment découvert des restes de plantes et animaux d'eau douce enterrés dans les sédiments des salines du désert: de grandes étendues de sol sec et salé qui parsèment le désert d'Atacama. Beaucoup de ces salines font 600 à 1000 mètres carrés, bien que certaines soient plus grandes. Des analyses au radiocarbone on montré que des lacs d'eau douce et des zones humide ont existé dans le désert il y a 9000 à 25000 ans. De nombreux archéologues estiment que les anciens occupants d'Amérique du Sud voyageaient de la côté ouest vers les Andes, évitant le centre s...

La plus ancienne trace de pomme de terre sauvage cuisinée découverte aux Etats-Unis

Image
Une équipe d'archéologues et d'anthropologues dirigée par l' Université d'Utah , a découvert des résidus d'amidon de pomme de terre dans les fissures d'un outil en pierre vieux 10900 ans à Escalante, dans le sud de l'Utah. Le Dr Louderback tient dans sa main les petits tubercules de Solanum Jamesii. Photo credit: University of Utah Il s'agit de la plus ancienne preuve de pomme de terre sauvage utilisée en Amérique du Nord. Cette étude archéologique est la première à identifier une espèce native du sud-ouest des États-Unis apparentée à la patate, la pomme de terre sauvage (Solanum jamesii), comme faisant partie des anciens régimes alimentaire de l'homme. Les pommes de terre que nous achetons en magasin sont toutes des variétés qui proviennent d'une seule espèce, Solanum tuberosum , qui a été domestiquée en Amérique du Sud, sur les hauts plateaux andins, entre le Pérou et la Bolivie, il y a plus de 10000 ans. Depuis, la Solanum tuberosum ...

Une étude montre qu'il vaut mieux utiliser le maïs comme aliment plutôt que comme biocarburant

Image
On fait pousser le maïs pas seulement pour l'alimentation: c'est également une importante source d'énergie renouvelable. Les biocarburants renouvelables peuvent cependant être source de problèmes économiques et environnementaux cachés, et la question de savoir s'il vaut mieux utiliser le maïs comme nourriture plutôt que comme biocarburant persiste depuis l'arrivée de l'éthanol. Pour la première fois, des chercheurs de l'Université de l'Illinois ont quantifié et comparé ces problèmes en termes d'économie de l'ensemble du système de production pour déterminer si les avantages du maïs biocarburant l'emportent sur les coûts. Dans une nouvelle étude, le professeur Kumar et l'étudiante Meredith Richardson ont découvert qu'utiliser le maïs comme biocarburant a de plus grands coûts environnementaux et de plus petits bénéfices que d'utiliser le maïs comme nourriture. Photo by: L. Brian Stauffer Le professeur Praven Kumar , ingé...

Quand les huitres et les castors aident à lutter contre le changement climatique

Image
Aux Etats-Unis, les castors, les cours d'eau à haute altitude et les récifs d'huîtres sont quelques unes des armes pour combattre le changement climatique proposées dans un rapport: " 14 Solutions aux problèmes que posent le changement climatique à la biodiversité ". Structure mimant celles des castors, l'un des 14 solutions utilisées pour s'adapter aux impacts du changement climatique. Photo: Jeff Burrell/WCS Depuis la réintroduction des castors, pour restaurer la capacité de stockage de l'eau des écosystèmes dans l'Utah et Washington, jusqu'aux caniveaux re-conçus pour contenir les inondations au nord de l'état de New-York, le rapport liste 14 solutions inventives face à un climat de réchauffement menaçant la faune et les écosystèmes dans le monde entier. Les solutions présentées comprennent des outils de conservation traditionnels et innovants appliqués de façon stratégique pour lutter contre les impacts du changement climatique, ...

De nouvelles données soulèvent le risque des pesticides dans les ruches

Image
Les abeilles, utilisées pour polliniser les cultures lors de la saison des floraisons, se trouvent en danger en raison des pesticides persistants et errants, selon une étude de l' Université de Cornell qui a analysé la nourriture des abeilles. Credit: Credit: Emma Mullen Les chercheurs ont utilisé 120 colonies d'abeilles vierges qui ont été placées près de 30 vergers dans l'état de New-York. Après avoir laissé les abeilles butiner pendant plusieurs jours lors de la période de floraison de la pomme, les scientifiques ont examiné le pain d'abeille (du pollen mélangé avec du miel et conservé par la fermentation lactique) de chaque ruche pour chercher des traces de pesticides. Dans 17% des colonies, le pain d'abeille a révélé la présence de niveaux élevés d'exposition aux pesticides, tandis que 73% ont eu des expositions chroniques. " Étonnamment, on ne connait pas très bien l'ampleur du risque ou des mécanismes d'exposition aux pesticides ...