Articles

Une étude génomique explore l'évolution des abeilles africanisées dociles de Porto Rico

Image
Une étude génomique de l'abeille africanisée de Porto Rico, qui est plus docile que ses congénères appelées "abeilles tueuses", révèle qu'elles conservent la plupart des traits génétiques de leurs ancêtres africains, mais que certaines parties de leur ADN sont devenues plus semblables à celles des abeilles européennes. Abeille africanisée (gauche) et européenne (droite): Photo: Scott Bauer, USDA Selon les chercheurs, ces changements ont probablement contribué à l'évolution rapide de ces abeilles vers plus de docilité à Porto Rico, un changement qui a eu lieu en une trentaine d'années. Ces découvertes pourraient mener à des avancées qui renforceront les populations d'abeilles mellifères dans les Amériques. Les abeilles africanisées sont la progéniture des abeilles africaines et de leurs homologues européennes. A la fin des années 1950, cette agressive "abeille tueuse" s'échappe d'un programme d'élevage expérimental au Bré...

Les scientifiques ont découvert que les cultures ont évolué 10 millénaires plus tôt qu'ils ne le pensaient.

Image
Les anciens chasseurs-cueilleurs ont commencé à affecter systématiquement l'évolution des cultures depuis trente mille ans, soit dix mille ans de plus que ce que pensaient les experts jusqu'ici. C'est ce que révèle une nouvelle étude de l'Université de Warwick. Le professeur Robin Allaby , de l'Ecole des Sciences de la Vie de l'Université de Warwick, a découvert que les cultures humaines étaient si vastes, depuis au moins la fin du dernier âge de glace, que cela a commencé à avoir un effet sur l'évolution du riz, du blé et de l'orge, déclenchant le processus qui a transformé ces plantes de l'état sauvage à domestique. A Tell Qaramel , une zone dans le nord de l'actuelle Syrie, l'étude a montré que de l'épeautre a été touché il y a jusqu'à près de trente mille ans, et du riz il y a plus de treize mille ans dans le sud. En outre, il a été démontré que l'amidonnier, un genre de blé, a été touché il y a vingt-cinq mille an...

Découverte de la plus ancienne trace de sorgho domestiqué au Soudan

Image
Le sorgho commun (Sorghum bicolor) est une plante native africaine qui a été utilisée pendant des dizaines de milliers d'années par les peuples préhistoriques. Il est devenu l'une des cinq céréales les plus importantes au monde, avec le riz, le blé, l'orge et le maïs. Sorgho ou sorgo (Sorghum bicolor). Image credit: Pethan, Botanical Gardens, Utrecht University / CC BY-SA 3.0. Pendant un demi-siècle les scientifiques ont fait l'hypothèse que les groupes indigènes africains  avaient domestiqué le sorgho dans les zones tropicales semi-arides d'Afrique, en dehors des zones de précipitations hivernales de l'ancienne vallée du Nil égyptien où prédominaient le blé et l'orge. Cependant, aucune preuve archéologique n'existait. Ce nouvel élément provient d'un site archéologique près de Kassale dans l'est du Soudan, datant de 3500 à 3000 avant JC, et associé à la culture du groupe Boutana. " Cette nouvelle découverte dans l'est du Souda...

La permaculture se développe rapidement en Inde

Image
Article original de Raya Cole , Dow to Earth : "Lorsqu'on l'on se penche sur le chemin parcouru par l'agriculteur de village moyen en Inde, on réalise jusqu'où doit aller le monde développé pour atteindre la durabilité. La simplicité des choses en Inde donne à réfléchir. Par exemple, labourer avec des charrettes à bœufs qui sont des outils en bois faits à la main, ou la préservation des graines dans des paniers en bambou scellés avec des herbes insecticides, de la bouse de vache et de l'argile... Cependant, ce qui était autrefois des pratiques courantes disparait rapidement en raison de la mécanisation, de la monoculture et du contrôle des semences par des entreprises. De plus, les agriculteurs doivent faire face à de lourdes dettes et difficultés. En tant que permacultrice, avec 15 années d'expérience aux Etats-Unis, je pense que l'Inde a un immense avantage comparé aux US. 67% des terres agricoles en Inde appartiennent à des fermiers qui ...

Comment les écorces d'orange ont ravivé une forêt du Costa Rica

Image
Au milieu des années 1990, 1 000 camions de pelures d'orange et de pulpe d'orange ont été délibérément déchargés sur un pâturage stérile dans un parc national costaricain. Aujourd'hui, l'endroit est recouvert d'une forêt luxuriante et de vignes. Vue aérienne de la zone fertilisée par les pelures d'orange (mosaïques d'arbres de plus de 10m et de tapis denses d'arbustes herbacés et de vignes à droite du chemin de terre) et d'une zone non fertilisée à gauche du chemin de terre (étendue rocheuse d'herbe avec des arbres dispersés d'environ 2 m de haut). Photo prise par un drone en juin 2015. Photo Tim Treuer Une équipe menée par des chercheurs de l'Université de Princeton ont étudié ce paysage 16 ans après le dépôt des déchets d'orange.Elle a trouvé une augmentation de 176% de la biomasse aérienne (le bois dans les arbres) dans les 3 hectares étudiés. Leurs résultats ont été publiés dans le journal Restoration Ecology . Cela me...

Agriculture par piégeage des sédiments: redécouverte d'une technique agricole vieille de 700 ans en Tanzanie

Image
Des chercheurs de l'Université d'York, travaillant sur un site agricole abandonné vieux de 700 ans en Tanzanie, ont montré que l'érosion des sols a bénéficié aux pratiques agricoles pendant environ 500 ans. L'étude, publiée dans la revue Quaternary Research , rapporte que les pratiques historiques de capture des sols érodés depuis les collines pourraient être précieuses pour les techniques d'agriculture moderne. Carol Lang, de l'Université d'York, examine les systèmes de terrasses d'Engaruka. Image: University of York La recherche a démontré que des systèmes d'irrigation sophistiqués et des terrasses sur le site d' Engaruka n'avaient pas été construits pour prévenir l'érosion des sols, comme on le pensait jusque là, mais étaient au contraire installés pour capturer les sédiments érodés pour nourrir le paysage aride en contrebas. Engaruka a été mis au jour en 1935 et l'on pensait à l'époque que c'était une "cit...

Les plantes aiment les microbes et les agriculteurs aussi...

Image
La diversité végétale de la Sunshine Coast australienne a aidé les chercheurs de l'Université de Queensland à confirmer que la culture a le dessus sur la nature, du moins en ce qui concerne les microbes végétaux. Le directeur de l'Australian Centre for Ecogenomics, le professeur Phil Hugenholtz , rapporte qu'une étude sur les communautés microbiennes nécessaires au développement des plantes (menée par Yun Kit Yeoh ) pourrait améliorer les rendements des cultures et des plantes. Bois dans Cooloola près de la plage Rainbow en Australie. Photot: Lui Weber " Les plantes se sont développées sur plus de 400 millions d'années pour fournir des environnements favorables aux microbes, qu'ils hébergent sur leur corps, des feuilles aux racines " rapporte le professeur Hugenholtz de l'école de chimie et biosciences moléculaires de l' Université de Queensland. De précédentes étude s'intéressant à l'influence des communautés microbiennes sur l...